Le savoir-faire agricole du Val de Loire 

L’agriculture occupe une place essentielle dans les paysages du Val de Loire : elle façonne les plaines alluviales et entretien les coteaux. 

Les plaines alluviales formées par les dépôts de la Loire offrent des sols fertiles, riches en linons et bien drainés, idéaux pour les cultures céréalières, maraîchères et viticoles. Le Centre-Val de Loire est aujourd’hui la première région française pour les oléagineux, et l’une des principales pour le blé et l’orge. 

Jusqu’au XIXème siècle, la vallée était un haut lieu de culture céréalière : blé tendre, maïs, colza et légumineuses alternaient avec prairies et vergers. Le modèle reposait sur de petites exploitations familiales, transmises de génération en génération. La proximité avec le fleuve facilitait l’acheminement vers Paris, renforçant l’importance économique des céréales. 

A partir des années 2000, le modèle agricole s’est restructuré. Les exploitations se sont regroupées, souvent autour de 1 ou 2 fermes par communes, couvrant plusieurs dizaines d’hectares. Cette concentration s’explique par la mécanisation, la pression foncière et les exigences de rentabilité. Le savoir-faire reste présent mais la diversité des cultures s’est réduite.  

La mécanisation des techniques agricoles, (Léa Cousin 2025)

En 2023 les données montrent une forte concentration sur les prairies permanentes, les vergers; le blé tendre reste présent, surtout en version non mélangée. Les autres céréales (maïs, sorgho) sont marginales. Les parcelles restent plus complexes au sein de la zone UNESCO.  

Les parcelles agricoles sont entourées de bocages (mosaïques de cultures et prairies délimitées par des haies qui peuvent être composées d’arbres, arbustes, ronces, branchages). Ils permettent de protéger les cultures et améliorer le rendement agricole, stabiliser et enrichir les sols, atténuer les effets du réchauffement climatique, réguler les inondations, protéger la biodiversité et former une barrière physique contre les produits phytosanitaires.